J'ai réalisé ce travail en m'appuyant sur la proposition de Maylis. Elle nous avait lu une lettre qu'elle
avait demandé à un ami d'écrire à sa fille. C'est un moment qui m'a touchée car cette lettre
témoignait d'une relation entre un pêre et sa fille. Cette lettre sortait du chemin qu'elle aurait
du avoir car elle ne nous était pas destiné initialement.
Dans le cadre de mon blog, au départ je voulais interroger le format de la lettre manuscrite en la
mettant dans l'environnement numérique d'internet. J'ai donc inversé la proposition de Maylis et demandé à une petite fille d'écrire une lettre à son pêre.
Puis j'ai voulu interroger la question de l'intime dans internet. J'ai alors pris quelques uns de mes courriers et je les ai mis sur mon blog. Rendre public une correspondance comme si elle reprenait son chemin, alors qu'elle aurait du s'arrêter à moi.
Pour finir, j'ai pensé à la carte postale qui incarne parfaitement l'idée du voyage, de la distance parcourue, et qui pourrait "reprendre sa route". Comme une seconde vie, j'ai imaginé que la carte postale que j'ai reçu pendant les vacances pourrait être téléchargé par les internautes, imprimée et réexpédiée. Je proposerai aux gens de se l'approprier en y mettant leur signature et le noms des destinataires, tout en conservant le corps de la carte. Un peu dans l'idée du téléphone arabe où l'élément de départ est déformé, mais continu sa route. D'autre part, cette proposition interroge la pratique que l'on fait d'internet où l'on trouve des solutions à tout nos problèmes et où l'on trouve ce que nous n'avons pas forcément envie de faire. Ici, par exemple, une carte postale déjà écrite où l'on a plus qu'a compléter le nom des destinataires et sa signature.